En 1759, le général Wolfe décide de détruire par le feu tous les villages des deux rives du Saint-Laurent. La plupart des hommes étant partis à la guerre. Les femmes avec enfants et vieillards ont dû fuir puis lutter pour reconstruire et survivre. 250 ans plus tard, il est grand temps de commémorer en rendant hommage à ces héroïnes inconnues de 1759.
Voici un extrait du livre de Gaston Deschênes intitulé L'Année des Anglais dans lequel on retrouve le récit d'une femme ayant vu les feux de 1759, témoignage recueilli avant sa mort, à 100 ans, en 1840 :
« Charlotte Ouellet, native de Sainte-Anne-de-la Pocatière, était du nombre des jeunes filles de Sainte-Anne qui prirent l'habit masculin et s'armèrent du mousquet pour aller chasser un détachement d'Anglais qui s'amusait à mettre le feu aux granges des habitants de Sainte-Anne en attendant le siège de Québec. Ces jeunes guerrières qui ne portaient point le fusil par ornement, firent feu sur un parti assez considérable de soldats qui prit aussitôt la fuite, emportant sur des espèces de boyards, fabriqués en fuyant, les morts qui étaient tombés sous les coups de ces jeunes Canadiennes. À l'âge de 100 ans, Charlotte Ouellet éclatait encore de rire en disant qu'elle pensait avoir tiré la mieux. Elle avait 17 ans quand des détachements anglais sont venus deux fois à Sainte-Anne pendant l'été 1759 subissant chaque fois le feu des habitats du lieu. »
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